AccueilEric FrachetL'associationPétition électroniqueAdhésionPourquoi agir ?Les faitsJustice juste et humaineMédiasTélévisionCourriersGouvernementLégislationMémoire sur la victimologiechansons et messeDémarches et résultatstémoignagesLiens

Justice juste et humaine

 

1 - témoignage du 16 septembre 2002

 

Témoignage d'une mère révoltée de tant d'injustices, et qui refuse que soit gommé d'un "trait de plume"
l'acte monstrueux de l'assassin de son fils Eric Frachet-Lentin, 32 ans, qui, le 30 juin 1998, en pleine liesse de la coupe du monde de football, a été sauvagement poignardé dans le train à Saint André le Gaz, sans aucune raison valable, de trois coups de couteau, par un hooligan anglais,
assassin qui bénéficie aujourd'hui d'un non-lieu et qui a été transféré en Angleterre.

 -        Je dénonce l'attitude inqualifiable des Autorités françaises et britanniques

Qui ne nous ont apporté aucun soutien, aucun geste que ce soit et qui ont fait preuve d'un mépris souverain pour le seul mort du mondial : Eric, qui se rendait sur Paris pour son travail d'acteur.

 -        Je dénonce le consensus de silence qui s'est établi sur les conditions de la mort d'Eric "pour ne pas gâcher la fête !"

Dès l'annonce de l'assassinat d'Eric, dans l'esprit du Procureur de la République, il s'agissait, sans vérification aucune, de l'œuvre d'un fou !, alors qu'il s'agit d'un hooligan anglais qui suivait le mondial de football et qui se rendrait au match Angleterre-Argentine à Saint Etienne.

 -        Je dénonce, si ce qui m'a été rapporté est exact, les pressions effectuées par les Autorités françaises et britanniques sur les Médias afin d'étouffer le meurtre d'Eric.

 

 -        Je dénonce l'attitude honteuse des Autorités britanniques

Qui n'ont pas rendu une commission rogatoire internationale digne de ce nom (3 ans 1/2 après le meurtre commis par un de leurs ressortissants)
Quand je pense que les recherches faites pour l'affaire Dickinson ont coûté 7 millions de Francs (soit plus d'un million d'Euros) aux contribuables français, alors que je n'arrive même pas à obtenir des renseignements complets sur l'assassin de mon fils !

 

 -        Je dénonce le fait que la justice soit finalement rendue par des experts psychiatres

 -        Lors de la dernière audience en Chambre d'Instruction à Chambéry c'est l'expert psychiatre qui a démonté point par point toutes mes demandes à la justice (cf. ci-dessous), alors qu'il devait être là pour apporter son témoignage sur l'assassin et non pas pour donner son avis à mes demandes expresses à la justice.

 -        Je tiens à préciser que de l'aveu même des experts qui ont examiné Paul Birch, la psychiatrie n'est pas une science exacte
Ö  Voici ce qui m'a été dit à la Chambre d'Instruction de Chambéry par un des experts psychiatres :

s   que j'avais de la chance car mon fils avait été assassiné par un fou et non pas par un salaud !

s   qu'à vouloir absolument prouver la culpabilité de l'assassin je m'enfermais dans le même schéma paranoïaque que lui !

 -        Une question reste sans réponse : "L'assassin d'Eric a-t-il tué Eric parce qu'il était fou ou est-il devenu fou  
  parce qu'il l'a tué ?"

 -        Je dénonce le fait que l'on n'ait pas pris en compte le fait que l'assassin soit ivre et drogué au moment des
 faits et que cela est un acte volontaire constituant une "altération du discernement" et non une "abolition  
 du discernement" et que par conséquent l'assassin aurait dû comparaître devant une Cour d'Assises.
 

 

 -        Je dénonce le système judiciaire français

-        qui traite mieux les assassins que les victimes !qui est pressé de prononcer un non-lieu à l'Instruction, alors que la commission rogatoire internationale n'était toujours pas revenue d'Angleterre.

-        qui confirme un non-lieu en 1ère audience en Chambre d'Accusation à la Cour d'Appel de Grenoble, confirmation de non-lieu qui est cassée par la Cour de Cassation de Paris pour "violation d'une Loi du Code de Procédure Pénale"

-        qui refuse en 2ème audience de la Chambre d'Instruction de Chambéry, de demander une commission rogatoire internationale digne de ce nom aux Autorités britanniques sous prétexte que cela est inutile car les Anglais ne coopèrent pas et ne répondront pas. Ma question au Parquet Général est restée sans réponse : "Est-ce que si vous refusiez de payer vos impôts, le Trésor Public ne vous les réclamerait pas sous prétexte que vous ne collaborez pas ?"

-        qui refuse en 2ème audience de la Chambre d'Instruction de Chambéry d'ordonner une 3ème expertise psychiatrique de l'assassin, alors que je fais remarquer au Parquet Général qu'en 1998 dans le Loiret un assassin déclaré "dément" par deux collèges d'experts psychiatres en 1993 (Didier Falcy) a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle assorti d'une période de sûreté de 8 ans, après une 3ème expertise psychiatrique

-        qui refuse en 2ème audience de la Chambre d'Instruction de Chambéry la présence de l'assassin, sous prétexte qu'il peut mettre en danger sa vie et la vie d'autrui pendant son transfert. Celui-ci pouvait cependant, d'après les autorités médicales, être déplacé sur un temps réduit.

 -        Je dénonce le fait que l'assassin de mon fils ait été transféré en Angleterre le 12 décembre 2001 alors que
 l'instruction n'est pas terminée et que mes recours en Cour de Cassation sont en cours.

 -        Je dénonce le fait que mon espoir d'être entendue par la Chambre d'Instruction de Chambéry le 20 juin 2001,
 se soit évanouit devant une justice injuste et inhumaine et qui a refusé d'accéder à mes trois demandes, à
 savoir :

 -       une commission rogatoire internationale exhaustive et digne de ce nom

une troisième expertise psychiatrique de l'assassin

(Nota : Je rappelle que les deux demandes ci-dessus avaient été requises par le Parquet Général en 1ère audience de la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Grenoble en 1999/2000, (afin d'éviter que se reproduise, disait-il, ce qui s'était passé pour ce japonais anthropophage qui avait été jugé dément par la France et qui, aujourd'hui, est libre au Japon où il écrit des best-sellers sur son acte de barbarie.)

-        et conformément au Code de Procédure Pénale, une comparution de l'assassin de mon fils Eric, afin que je puisse rencontrer l'homme qui s'est octroyé le droit d'ôter la vie à mon fils et de ce fait a bouleversé la vie de toute une famille….

 -        Aujourd'hui 31 mai 2002, j'apprends que la Cour de Cassation de Paris n'a pas écouté  mes demandes où je réclamais que l'assassin de mon fils Eric réponde devant la justice de son acte de barbarie et de hooliganisme et que soit rendue une justice JUSTE et HUMAINE.

 

 -        Mon seul et ultime recours est la saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg afin que soit réparée cette injustice afin qu'Eric soit enfin reconnu.

 

 

                                               Sommes-nous vraiment dans le Pays des "Droits de l'Homme" ?
                                           Sommes-nous vraiment dans le Pays de la "Liberté d'Expression" ?
                                                                   …. Il m'arrive d'en douter très fort !!!!